Commune de Winseler - Grand-Duché de Luxembourg

Camille Lamboray

Camille Lamboray naît le 7 juin 1915 à Doncols où son père Jean-Pierre Lamboray, stationné comme douanier, passe lui-même les six premières années de son enfance. Il fréquente l'école primaire puis l'Athénée à Luxembourg avant de faire son droit à Bruxelles, Paris, Aix-en-Provence et Montpellier pour obtenir en 1940 son doctorat. Durant ses études, il publie un journal « Etudiants » qui se poursuit jusqu'au 7ème numéro, s'engage dans des associations et fait partie des personnes à l'initiative de l'édification d'un monument commémoratif à la mémoire de Goethe.

Son parcours l'entraîne ensuite à des postes très élevés. Ainsi, lorsqu'il part à la retraite en 1980, il est vice-président du conseil d'administration et directeur adjoint de la Caisse d'Epargne, Banque de l'Etat, et fait partie du conseil d'administration du Comité Monétaire de la Communauté Européenne, du Groupement des Caisses d'Epargne de la Communauté Européenne, de l'Institut Belgo-Luxembourgeois du Change, de la Bourse de Luxembourg et de la Société Nationale de Navigation Aérienne de Luxembourg (Luxair).

Il rédige une étude significative sur la « Coopération des Caisses d'Epargne dans la Communauté Européenne », détient le titre de « Fellow of International Bank Association, FIBA, Washington » et est commandeur de l'Ordre de la Couronne de Chêne et officier de l'Ordre du Mérite. Camille Lamboray est marié à Irène Dosbourg de Luxembourg.

Demy Schlechter

L'agent des douanes né le 29 décembre 1852 à Untereisenbach Jean-Baptiste Schlechter épouse le 9 mai 1883 à Winseler Caroline Wolter, née le 30 octobre 1860 à Insenborn. De ce mariage naît le 12 février 1884 à Doncols Dominique, surnommé Démy, Schlechter.

Il passe à Doncols ses premières années, puis fréquente le lycée de Diekirch, toutefois seulement pendant deux ans car ses parents veulent faire de lui un commerçant et l'envoient à Luxembourg faire son apprentissage. Cependant, il étudie parallèlement la littérature et l'art et déclamera, lors des manifestations de compagnonnage de l'Union des employés de commerce, ses premières chansons, rédigées en langue allemande. Les poèmes de Willy Goergen l'inciteront par la suite à s'exprimer exclusivement en luxembourgeois. Son premier poème en luxembourgeois paraît en 1908 dans « Ons Hémecht », sa première pièce de théâtre, la comédie en un acte mise en musique par Pol Albrecht « Sou sin s'all », en 1911 chez Ch. Praum. Demy Schlechter s'installe en tant que commerçant indépendant mais l'arrivée de la Première Guerre mondiale l'oblige à fermer sa boutique et à devenir représentant de commerce. Il reste actif sa vie entière dans une demi douzaine d'associations et fait partie des premiers membre du « Lëtzebuerger Nationalinstitut » créé par le prof. Lucien Koenig. On compte parmi les œuvres de Demy Schlechter les pièces de théâtre « Wat de Villche vum Kräschtkëndche krut », « Wat den Himmel huet gebonnen » et « Et woren zwee Kinnekskanner », ainsi que le recueil de poèmes « Vio'len ». Un second recueil, « Nei Vio'len », est resté un simple manuscrit et un drame de campagne, « Déi helleg Erd », inachevé. Demy Schlechter, qui épouse le 5 octobre 1909 Anne Muller de Luxembourg, décède le 13 juin 1923 à Luxembourg. Son père lui survit jusqu'au 29 juillet 1944 et sera l'agent des douanes ayant touché la retraite le plus longtemps dans le pays, durant 46 ans.

Ferdinand d'Huart

Ferdinand d'Huart naît le 13 mars 1857 à Doncols, où son père Gustave-Charles-Alexandre d'Hurt-Campill, fils du baron de Püttlingen, Jean-François-Charles d'Huart-Suttor, était stationné comme douanier.

Il étudie à l'Athénée de Luxembourg où il reçoit notamment l'enseignement de Michel Engels, qui encouragera ses talents artistiques. De 1878 à 1880, Ferdinand d'Huart fréquente l'Académie de Munich qui dispense un enseignement académique strict. Son frère Martin, qui est un très bon ami de Michel Engels et visite en sa compagnie la Hongrie, intervient auprès du président du gouvernement de Blochhausen pour qu'il lui permette de poursuivre ses études, au même titre que les Français, à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris. Son intervention est un succès. Ferdinand d'Huart fréquente durant trois ans les cours du peintre Alexandre Cabanel, également un académicien strict. Il parvient à ce que d'Huart obtienne en 1886 un emploi de professeur de peinture au Collège des Oratoriens de Juilly-sur-Seine, où il enseignera et peindra jusqu'en 1902. Il expose en 1889 à Luxembourg une série de portraits, notamment des parents de l'évêque Koppes, ainsi que des paysages et des tableaux de mœurs. A partir de 1891, il alimente régulièrement le salon parisien des Artistes Français. C'est à cette époque qu'il peint des portraits du ministre d'Etat Emmanuel Servais, du gantier Gabriel Meyer, du peintre et ami Franz Heldenstein, ainsi qu'une scène de travail au jardin sur le Limpertsberg. En 1894, on peut contempler au salon du Cercle Artistique de Luxembourg des portraits de sa femme, née Marthe Lecluse de Messempre issue de Carignan, et de sa sœur. Le salon parisien accueille en 1904 une peinture de groupe de sa femme et de ses trois enfants, Adrienne, Andrée et Roger.

Grand-Duc Adolphe, Peinture par Ferdinand d'Huart,
Musée National à Luxembourg.


A la fin des années 1890, alors que le Grand-duc fait rénover et remanier le palais, Ferdinand d'Huart reçoit la commande de copier différentes peintures comportant des portraits de Guillaume I, Guillaume II et Guillaume III qui sont destinés à la Chambre du prince. Le catalogue de notre musée comporte en plus de ces copies les portraits originaux du Prince Henri, du grand-duc Adolph et du Grand-duc Guillaume IV. Une représentation du Christ était prévue pour la Cour supérieure de justice, deux copies des peintures de H. F. van der Meulen ont été placées au ministère des Affaires étrangères actuel et représentent des vues de la ville de Luxembourg du côté des bains de Mansfeld et depuis le Limpertsberg. Au total, 28 œuvres de Ferdinand d'Huart sont dans les mains publiques.

En 1902, lorsque la séparation de l'Eglise et de l'Etat est adoptée en France, signifiant la fin du Collège des Oratoriens de Juilly, Ferdinand d'Huart retourne au Luxembourg où il s'installe dans un appartement avec atelier dans la rue Jean-Pierre Brasseur. Il est employé à l'école des arts et métiers comme professeur d'art, puis à l'Athénée. Il y dirigera jusqu'à sa mort, le 27 janvier 1919, un cours de peinture et une partie du cours de dessin. En plus de ces activités, il continue de peindre, de plus en plus de fleurs, mais également de nombreux portraits, notamment du Directeur général Léon de la Fontaine, du professeur Mathias de Waha et de sa femme, du ministre, Mathias Simmons, du Directeur général Georges Ulveling, du Major Alphonse München auprès de son fils, le maire du même prénom, du baron Hippolyte d'Huart, de Madame Joseph Brincour, de Madame Auguste Thorn auprès de ses deux fils, et d'autres personnes encore, dont seules les initiales figurent dans les catalogues. Sa fille Adrienne, née en 1892, devient également peintre, elle se spécialise dans les portraits d'enfants et dans les fleurs.


Commune de Winseler © 2017 - Mentions légales